dimanche 27 février 2011

Gainsbourg, Gainsbourg, Gainsbourg, Gainsbourg…

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, une précision d’abord : la chanson de Serge Lama que j’ai évoquée et que l’on ne peut passer à l’antenne, c’est La Musique et l’Amour. Citation :


« Je lui mets en sourdine une cassette de Gainsbourg
Et sur la Moleskine, je la...
L'album Love On The Beat en trente-trois petits tours
Je me suis fait toutes les faces de Gainsbourg
Elle me dit « Change de disque, ça me met mal à l'aise »
J'obtempère aussitôt, je la re... »
La Musique et l’Amour
, Serge Lama, 1986





Et puis aussi toutes ces chansons qui l’évoquent à titre posthume – et j’en oublie !

« C'est pas la Javanaise
A Gainsbourg, n'en déplaise
C'est une fille de Paris »
C’est pas la Javanaise
, Pascal Sevran, 1996

« Je suis venu te dire que tu t'en vas, tu vois
La p'tite nuance entre Gainsbourg et moi
Est immense, mon amour
Je suis venu te dire et c'est toi qui t'en vas »
La Petite Nuance
, Nicolas Bacchus, 1999


« À traîner sur les berges venez voir
On dirait Serge et Jane sur le Pont des Arts
Rive Gauche à Paris
Adieu mon pays »
Rive Gauche
, Alain Souchon, 1999

« Il est beau le vaurien
Le gentil troubadour
Dès le lendemain matin
Il ressemble à Gainsbourg
C'est dire si ça craint »
J’aime pas l’amour
, Olivia Ruiz, 2003

« Les deux gros doigts jaunes foncés et gourds du roi des mots, Serge Gainsbourg,
Savaient-ils que ce poison emmènerait leur propriétaire au cimetière ? »
La Cigarette
, Sanseverino, 2004

« A nos amours !
Qu'ils nous ressemblent
Je lève mon verre
A Serge Gainsbourg »
L’Absinthe pour l’absent
, Stanislas, 2007

« Faut l'savoir-faire
L'art et la manière
(…) Un paradis
Sur du velours
À la dandy
À la Gainsbourg »
L’Art et la Manière
, Christophe Maé, 2007

« C'était le temps des bords de mer
Le temps des Gainsbourg, des Prévert
Je revois tes cheveux défaits
Dans la chambre d'hôtel tu jouais »
Le Vent de l’hiver
, Raphaël, 2008

jeudi 24 février 2011

« Brassens ? », Brassens !


Voici, il est en librairie : Brassens ? est paru hier. Des questions sur Georges Brassens, évidemment, sur son écriture, ses sources, sa morale, son rapport à la religion et à la politique.
Pas loin de quarante ans à écouter Brassens, pas beaucoup moins à y réfléchir. Et, je pense, un peu d’agacement devant le catéchisme brassensiste que l’on lit si souvent.
Et je suis bien content de prolonger cette aventure brassennienne à la Cité de la Musique pour un Collège de la Cité accompagnant l’expo Brassens ou la liberté.

dimanche 13 février 2011

Espèce d’espace

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, il y aurait quelques autres chansons françaises sur l’espace, son rêve et - à l'occasion - ses naufragés, comme Terre lune de Boris Vian chanté par Magali Noël, ou des visions singulières née du mythe spatial comme Femme fusée de Gérard Manset. Et évidemment le mythe tel que vu dans le rock, avec évidemment, par exemple, Space Oddity de David Bowie. Et pas mal d’autres…

samedi 22 janvier 2011

Eddie Barclay, RIP dans cette chanson

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, une autre chanson dans laquelle le bel Eddie Barclay est cité, Le Tube à Léo. Au demeurant, ce n’est pas une chanson sans intérêt, et bien au contraire. On l’entend sur Bide & musique, avec quelques commentaires qui éclairent sur le « groupe » qui signe le 45 tours, Léo & Cie.
Et, pour se rafraichir la mémoire ou éclairer sa lanterne quant au sujet qui nous occupe, on peut aller .

dimanche 16 janvier 2011

Oiseaux morts, allez dire…

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, une chanson en plus, qui me terrifie et que je n’ai pas incluse, Coiffeur d’oiseaux de Dionysos, sur l’album Western sous la neige. Et le regret qu’Etienne Roda Gil s’en soit tenu aux poissons. J’ose rêver qu’Oiseaux morts aurait mieux sonné que Poissons morts.

mardi 11 janvier 2011

Je suis métis et j’en parle

Ce mercredi 12 janvier paraît un livre qui m’a coûté beaucoup à écrire mais c'est peut-être le plus important, pour moi comme pour les miens.

Il s’intitule Maudits métis et il parle de ma famille (mais pas que de ma famille), de la France et des Antilles (mais pas que de la France et des Antilles) et des grands principes (mais pas que des grands principes). Ce n’est pas un livre particulièrement optimiste. Ce n’est pas un livre qui ne m’apportera que des compliments. Ce n’est pas un livre très politiquement correct, je crois.

Je suis déjà allé, notamment, en parler hier chez Audrey Pulvar sur France Inter. Aujourd’hui, j’en ai parlé chez Bernard Thomasson sur France Info. Demain mercredi, j’en parle chez Tewfik Hakem sur France Culture. Et puis sur d’autres radios, et à la télé, et dans des journaux, et aussi à la Fnac des Halles la semaine prochaine.

D’habitude, je ne parle jamais ici de ma promo. Mais cette fois-ci, ce n’est pas pareil : j’ai franchement l’impression de parler pour d’autres, qui n’ont pas la chance de pouvoir écrire des livres pour dire à quel point cette situation (puisque ce n’est pas une race, un peuple, une ethnie, une maladie, une tribu, un parti, une coterie, un gang ou un complot) est curieuse à vivre – et « curieuse » est un euphémisme.

dimanche 9 janvier 2011

Un hymne si proche, si loin

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, je sais déjà qu’il faut une adresse pour réécouter Changer la vie, la chanson du Parti socialiste écrite par Mikis Theodorakis et Herbert Pagani. Cette version en ligne est çà et là traversée par le jingle du site, mais je ne trouve pas d’autre streaming du dernier grand hymne politique que l’on ait écrit et chanté en France. Fin d’une époque, certes, mais pour quelle raison ? La mort des grands espoirs politiques ou la prise du pouvoir de la chanson que l’on écoute sur la chanson que l’on chante ? Il y a bien des manifs où les sonos sont si fortes avec leurs hymnes zebdesques qu’il faut hausser le ton pour parler entre manifestants… Mais il reste que je trouve curieux qu’aucune compil n’inclue Changer la vie. C’est plus facile de trouver le Horst Wessel Lied

dimanche 12 décembre 2010

Plaisir d’offrir, joie de recevoir

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, quelques bonus tracks.
D’abord, il faudrait Des tas d’cadeaux de Boris Vian, enregistré dans les années 50 par Béatrice Moulin, mais on ne le trouve pas sur Deezer. Mais la chanson est présente dans 10000 compils Vian. Des cadeaux chez Boris ? Évidemment, on pense au potlatch amoureux de La Complainte du progrès (les arts ménagers). Mais aussi une drôle de méditation gospélisante écrite avec Henri Salvador, Donne, donne, donne, qu’on peut écouter dans la version du Grand Orchestre du Splendid.
Outre qu’il faut aussi écouter en entier Variation sur le verbe donner de Felix Leclerc, faire un petit détour chez Deezer avec une petite chose amusante sur l’arrière-cour de la joie de recevoir, Les Vilains petits cadeaux, de Julien Girard.

dimanche 5 décembre 2010

Affaire Cantat, deux ou trois derniers détails

Donc, pour poursuivre sur ma chronique de France-Info, ce dimanche. Nous avons tous écrit tant et plus sur l’affaire Cantat et je ne crois pas avoir grand-chose à rajouter à tout cela.
Des explications de textes quant aux chansons de cette chronique ? Bizarrement, elles ont été assez difficiles à obtenir. Axelle Red m’avait dit, quand je l’avais interrogée sur Utopie : « Je ne voulais pas parler de cette affaire spécifiquement, mais je voulais un exemple de crime passionnel – il y aura toujours des couples qui s’aiment et qui se déchirent, au-delà de cette histoire. »
Seul Christian Olivier m’avait dit avec une certaine franchise que le texte lui était venu très naturellement et qu’il avait bien dû admettre, comme après coup, que cela voulait dire quelque chose, comme si son inconscient d’auteur avait parlé en lieu et place de sa conscience de citoyen.

dimanche 28 novembre 2010

Toujours des médicaments

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, quelques bonus tracks.
Outre le Gardénal chez Serge Gainsbourg, Pierre Perret, Serge Lama, Philippe Chatel, Alain Souchon, Daniel Balavoine et Patricia Kaas, on en trouve chez Enzo Enzo, chez Hubert-Félix Thiéfaine, chez Michel Jonasz – mais il est parfois très discret.
Et évidemment écouter en entier Cresoxipropanédiol en capsule par Ginette Garcin.

samedi 13 novembre 2010

Être ou ne pas être ministre

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, suscitée par l’ambiance de remaniement et les supputations de postes ministériels qui concernent les uns ou les autres, je dois dire combien je trouve délectable cette chanson de Béranger, À mes amis devenus ministres, qui clôt la séquence et qu’il faut écouter et réécouter dans la version de Germaine Montero. Il y avait eu il y a quelques années des entretiens du Hall de la Chanson sur Béranger, auxquels j’avais participé, notamment au côté de mon camarade Claude Duneton. Et, puisque l’on parle de Béranger, on parle forcément de 1829, le formidable album à lui consacré par Jean-Louis Murat, lors de sa si féconde année 2005.
Par ailleurs, il faudrait aussi réécouter in extenso La Révolution par Léo Ferré en 1969 à Bobino, dont j’ai passé quelques secondes dans la chronique. Un sommet de chanson sur-engagée, qui plonge à pleins bras dans l’actualité immédiate. De la chanson et du chansonnier…

samedi 6 novembre 2010

Moi mon colon, celle que j’préfère…

Pour prolonger ma chronique de ce dimanche sur France-Info, quelques ajouts sur cette guerre de 14-18 qui stimule tant nos chanteurs. D’abord, deux chansons presque jumelles, Les Lettres de Maxime Le Forestier (1975) et Une lettre oubliée de Juliette (2005, avec la voix déjà curieusement d’outre-tombe de Guillaume Depardieu), à trente ans d’écart et avec une vérité également bouleversante. Ma collection de bromurines est pleine de minuscules instants de vie qui ont ces couleurs-là. Mais, d’ailleurs, le plus grand succès de l’édition française sur la Première Guerre mondiale n’est-il pas Paroles de poilus, ce qui en dit long sur la fascination qu’exerce la parole simple de ces gens que la guerre a brisés – tous, d’une manière ou d’une autre.
Et puis, toujours et toujours et toujours et toujours Louise (1983), chanson bouleversante qui dit à la fois les souffrances des femmes, des domestiques, des gens de rien – et aussi des poilus, encore. Une occasion, au passage, de se souvenir de Gérard Berliner, récemment parti.
Mais peut-être faut-il ajouter au dossier la chanson la plus brillante que je connaisse sur cette période, sur son esprit et sur son âme, sur sa moelle et sur son sang : Jaurès de Jacques Brel (1977). Mieux que des gros volumes de texte, mieux que de longs cours, une photographie saisissante de la brutalité et des contradictions de ce début de siècle. Et il y a une version de cette chanson peut-être plus bouleversante que celle de Brel, enregistrée par Erik Marchand en 2006 sur son album Unu, daou, tri, chtar, œuvre d’une beauté roide et venteuse.