lundi 10 septembre 2007

Saura-t-on, pour « Le vent nous portera » ?

L’histoire du Vent nous portera n’est sans doute pas très jolie. Manu Chao est dans les parages quand Noir Désir enregistre. Copain, il y pose sa guitare. Tube. Le plus gros du groupe, avec sa petite ritournelle pointue à la guitare. Alors que Cantat est en prison, on apprend par le groupe que Manu a réclamé des sommes folles pour une chanson sur laquelle on reconnaît sa guitare de manière flagrante, et qui a été promotionnée dans plusieurs pays avec son nom, là où Noir Désir n'est pas connu. Il répond sur son site que, non, il n’a rien demandé ; qu’au contraire, on lui a proposé une somme ridicule pour solde de tout compte, comme s’il était un musicien de complément venu faire entendre trois notes de hautbois. Et qu'il n'a pas envie qu'on balance son nom avec un tas de merde sur le dos - surtout quand elle vient des copains.
Vendredi, au téléphone, je lui demande quel est l’épilogue de l’histoire, comment tout s’est fini, puisqu'on n'a plus entendu parler de rien depuis un ou deux ans. Soupir. « On peut en parler toute la nuit devant des bières. Et je n’ai pas envie d’en parler. Si je me mets à en parler, je vais en parler avec mon cœur et ce n’est peut-être pas la peine. » Bigre.
Il ne dit rien de plus et je n’ai pas non plus envie de courir après le déballage. Mais, quand même, j’aimerais bien savoir comment se passe le business au pays des gens bien, au pays des modèles moraux, au pays de l’éthique artistique impeccable. Rien que pour de rire.

1 commentaire:

sylvain a dit…

Ah, j'étais pas au courant de cette histoire... qui semble ne pas mettre Manu Chao en bonne posture... on dirait qu'il se fait choper comme Brian Molko avec sa nana et son bébé dans la poussette : à totale contre courant de son image médiatique... merci pour l'info (un certain JB m'a conseillé de passer par là).